Samedi 20 décembre 2008


Ils sont là!

Qu'en dire?
Voilà un chemin qui se termine, un passage, un de plus... Juste avant la folie des fêtes annuelles, je suis comme une petite fille devant les lumières. Je contemple, vibrante de cette vie surprenante et formidable qui nous appartient et nous échappe.
Ces livres sont indissociables. Ils ont grandi l'un part l'autre comme deux individus considérés pour leur vie propre. C'est en les mettant côte à côte, à l'instant, que ma gorge s'est nouée d'une indicible émotion: noir et blanc, entre gris clair et gris foncé....

C'est immense!

Il me reste à souffler, à laisser cette bulle là se dilater et se fondre, puis à raconter encore... Une histoire de tissage, une hisoire de fil blancs soigneusement entrecroisés de fils noirs, une histoire de toute puissance tissée d'humilité, une histoire de femmes et de vivance...

La suite est à vivre!



Pour information: Passage de Vies est disponible dans toutes les librairies.
Eloge, à traits communs est une édition limitée et se vend à Nantes, librairie L'Autre Rive 
Par correspondance ou directement à la maison.

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Par Elle oj - Publié dans : En marge
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Mardi 16 décembre 2008


Il vient d'arriver, je suis allée le chercher...

Nous allons le découvrir dans l'intimité avant de le présenter au monde
Vendredi prochain
En attendant, voilà le quatrième de couverture:

***



Et elle l’a fait.


Loin de tout soliloque, son empreinte est posée, de ses traits propres, accompagnés du reflet, des ricochets, qu’elle a inspiré auprès d’elles, et de lui .


Elle l’a fait.


Elle, qui suggère quotidiennement l’idée du possible de nos rêves dans son exercice médical, a tissé le sien sans coup férir.

Sa démarche ne souffre d’aucune concession, élevant au pinacle une idéologie dont il est enviable de conserver longtemps le retentissement, agissant comme un photon à l’aube de notre éveil.


Il y a des itinéraires qui s’écrivent en poésie, de toute leur sagesse, de toute leur féminité.

Il y a des itinéraires qui se feuillettent, saisissant ici l’émotion de quelques vers, la justesse du grain sur un ventre ou une hanche, l’application du tracé d’un lotus.

Il y a des itinéraires qui se lisent à des heures de silences, quand la respiration est lente, que la pulpe des doigts libère son impatience et que la connexion du vécu et du récit n’en finissent pas de se mélanger à la découverte de l’émotion de l’exceptionnel.


Il y a des vies dont il est une chance d’entrouvrir les portes de page en page…


J***** T****** revendique le statut d'artisan indépendant pour son métier médical. Elle aime à développer, raconter, prouver que chacun peut choisir de construire sa vie de manière créative et unique. La cinquantaine passée, elle revient sur la sienne dans une écriture impressionniste, invitant à l'introspection.


***

Par Elle oj - Publié dans : A traits communs
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Mercredi 10 décembre 2008


9 XII 2008
J'ai commencé ainsi des dizaines de fois...
C'est fou!

Il me faut toujours un certain temps pour mesurer, peser et prendre note! J'en vois qui sourient... Ce matin, j'en suis donc là devant cette page d'écriture...
Et oui! Hier, j'étais vivante, comme d'habitude, seulement étonnée de sentir la grande vibration qui m'entourait, et me portait et me laissait... être "moi"... comme d'habitude!

A l'heure pile, il y a eu une première vague! La librairie a tremblé devant tant de plénitude! Je voyais la file, je m'inquiétais des horaires de train, je voyais la file et je pensais à la marmaille emprisonnée dans cet espace restreint. Mais aucun cri, pas de pleurs, je n'ai rien entendu! Sans doute étais-je dans ma bulle...
Demander un prénom
Choisir une couleur
Écrire la date
Et.... laisser une empreinte...

J'étais repassée à la maison, après le repas prévu entre amies, et incroyablement, j'ai laissé mes lunettes sur la table!
Je suis partie sans lunettes pour une séance de dédicace!
Magnifique!
Pas question de relire, si je levais la plume, je ne trouvais plus le mot abandonné...
Grandiose...
Je voyais le monde, je croisais intensément les regards, je ne voyais pas la pointe de mon stylo... Sans doute était-ce ce qui était prévu?
Inimaginable, avant...

Deux heures plus tard, je me suis enfin levée.
J'ai fini le thé froid et happé le sucre d'une chouquette avec la pointe de la langue.

Une deuxième vague est arrivée!
Différente et semblable, mais pas pareille...

Quand est apparue la douce A, nous étions en train de compter, recompter... Le succès! Sur la livraison qui devait suffire pour deux fois, il ne reste que les exemplaires enfermés dans la photo du jour!

Un ami passant, vint s'asseoir et discuter un moment en fin de journée! "Tu as bien fait ta pub" a t-il constaté, lui qui publie régulièrement.
Certainement...

Il était tard, nous avons poussé A. dehors. Les libraires ont verrouillé la porte, tiré un rayonnage devant, et nous sommes sorties par l'entrée des artistes! Elle m'avait invitée, il y a longtemps, en vue de cette dédicace, avant même que la copie ne soit rendue. Avec son coeur d'or, elle avait dit "Tu sais, j'aime ça, on boit du thé, on discute, même si c'est pour vendre deux ou trois bouquins, j'aime ça..."


Une fois de plus, j'ai bien l'impression que le secret est là, il suffit d'aimer...
Aimer se bouger, aimer se rencontrer, aimer partager, aimer le thé, aimer être là, aimer simplement et sans attente...
Oups! Ca fait un peu envolée, cette dernière phrase, non?
Tant pis... C'est ce que je pense!


Merci  à tous ceux qui ont assuré ce merveilleux passage.... et à plus loin!
Par Elle oj - Publié dans : Passage de vies
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Samedi 29 novembre 2008


Aux environ de 15 h, le téléphone sonna: "C'est Alexis, on vous roule tout à l'heure, à 15h30 précises!"

J'étais passé chez ma vieille mère, éponger le flot de ces paroles que la solitude reproduit interminablement... L'imprimeur étant dans son village, les trente minutes furent à occuper. Je me suis garée au bord de l'Erdre pour regarder la pluie fine, j'ai appelé Cat pour être certaine de son arrivée et j'ai redémarré la voiture pour y aller.


Y aller?

Où?

Près des grosses machines, celles qui font un bruit de train en action.


Parce qu'il est impossible d'imaginer ce qu'on ne connaît pas, je n'avais jamais demandé la moindre explication sur ce qui allait se passer. Je ne suis pas dotée de cette curiosité là. Ce qui était très important, c'était la présence de Cat et de sa fille.


"Ça commence dans deux minutes" dit Alexis. J'étais debout dans l'entrée, un Xième café à la main en conséquence naturelle de la nuit sans sommeil.

C'est Ana qui a dit : "Elle arrive!" remarquant avant moi la voiture qui se garait.


Tous les acteurs étaient en place.


C'est en écrivant que je mesure à quel point ma vie coule de mise en scène en mise en scène! Je n'en connais pas personnellement,  ni le régisseur ni le producteur ni même le scénariste. Peut-être est-ce d'ailleurs Tout en un. Je me contente de rester spectatrice émerveillée. C'est du bonheur à l'état simple.

Il est difficile de raconter ce qui se passa. C'était le quotidien des techniciens... Se souviendront-ils du jour où deux femmes et un bébé les ont regardé travailler?

Je n'oublierai pas les mots d'Alexis mêlant sa passion aux questions de Cat: "Un livre, c'est comme une maison, il faut de nombreux corps de métiers pour le réaliser"


Le soir une amie abordait l'émotion qui avait pu naître pendant la séance de clonage: "Ca doit être très émouvant de le voir se multiplier ainsi en imaginant qu'il trônera dans les bibliothèques des maisons d'ici quelques semaines."

C'est amusant, parce que  je n'y pensais pas du tout au "trônage" dans les bibliothèques!
C'était simplement émouvant de voir des hommes et des femmes faire leur boulot dans l'anonymat... C'était chargé d'émotions, mais "l'avenir" ne m'effleurait pas de cette manière là.
En compagnie de l'artiste photographe, je regardais les photos s'imprimer. En savourant leur grain, en touchant cette manière qu'elle avait tant recherchée, on se disait que ce serait chouette si des gens avaient autant d'émotion que nous à les regarder.


Finalement, ce livre est une émotion, rien de plus!


Je ne sais pas encore comment je vais m'y prendre pour vendre de l'émotion brute! L'avenir qui se présente est celui-ci: devenir vendeuse d'émotion!


Et c'est un commerce si grand de nos jours... Comment vais-je pouvoir concurrencer les marchands d'émotions vides en affirmant que la mienne sonne moins creux?

Chaque chose en son temps, n'est-ce pas?

:-)))



28 XI 2008






Par Elle oj - Publié dans : A traits communs
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Lundi 24 novembre 2008



Sur la platine, l'orchestre philharmonique de Vienne joue Beethoven sous la direction de Simon Rattle, symphonie N°9.
Je reste inconditionnelle de Beethoven, de Van Gogh et de Rimbaud.

C'est pour ainsi dire une trilogie qui m'emporte souvent. Devant la facilité avec laquelle je suis émerveillée par de multiples créations, il est presque étonnant de constater la puissance des attaches émotionnelles.

Le soleil a envahi le jardin.

Je range le petit bureau. Il est temps d'empiler les dictionnaires. Au placard, rimes, synonymes, homonymes et antonymes, au diable acrostiches et oxymores, c'est l'heure de la pause.


En passant je découvre une vieille facture, perdue sous un tas, enfouie parmi les laissés-pour-compte, je vais l'honorer avec un mois de retard... Le ciel est toujours au dessus de nous...


Au deuxième mouvement de la pièce, impossible de résister, il faut hausser le son, il faut que dansent les vibrations et que les endorphines coulent délicieusement le long de toutes mes cellules en attente... La musique est envoûtante.


Là-bas, au loin un ouvrage prend forme. Là, à quelques kilomètres, un autre s'achève. Il ne reste que l'attente, ce passage formidable d'un temps à l'autre où l'absence est entièrement présence.


Il y a quelques jours, je voyais jaillir les larmes d'un père qui vivait pleinement le moment suspendu où se donne la vie. L'instant où le doute n'est plus permis mais où la rencontre n'est pas encore effective. L'instant qui cristallise la peur et l'espoir, la lumière et le chaos, le vide et le plein...

Aujourd'hui, demain ou plus tard, ce même tourbillon m'emportera plus loin.


Adagio molto e cantabile


La tentative de poser les mots sur ce billet s'évapore en notes... Je suis entre deux, c'est assez fou... Tout est écrit et rien n'est là....

J'ai du boulot tantôt, il fait beau... Je savoure intensément le chemin parcouru........








Par Elle oj - Publié dans : En marge
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